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6 juin 2012

Prometheus - Ridley Scott - 2012

Pffff putain mais c'était nuuuuul !
Châtelet-les, séance de 22h, la salle est bondée, les moindres places vacantes sont gardées, on se retrouve en périphérie, mais quand même pas si mal. La salle est en effervescence, ça court pour pas se retrouver au premier rang (et vomir à cause de la 3D), ça fait des roulements entre potes pour aller toper du pot-corn et faire pipi, bref, on sent quand-même comme une certaine attente.

Pourquoi ?


Parce que Prometheus est le dernier film de Ridley Scott, papa d'Alien et d'autres grosses productions hollywoodiennes. Prometheus est aussi le premier film de la saga du huitième passager, c'est un peu comme ça que c'est vendu, attention, vous allez découvrir les origines de la bête. Moué.
Au final, on découvre surtout que papi Scott a plus beaucoup d'idées et qu'il a voulu refaire la même confiture, mais qu'il a changé de pot.
Le scénario est tout plat, les décors sont en carton, Charlize Therone joue les femmes froides limite ciborg avec son vieux costard rigido-galactique tellement cliché. Elle s'oppose tellement bien à la gentille héroïne (Noomy Rapace) pleine d'humanité et d'amour que c'en est presque caricatural. Attention toutefois, je me suis pas ennuyée. C'est juste que le film ne sert absolument à rien.

Maintenant je distribue les bons points de la séance : même si le geek gras à côté de moi à mis 30 minutes à avaler son pop corn, je dois avouer que UGC m'a réconciliée avec la 3D. Leur système est tellement mieux que chez MK2, les lunettes sont moins lourdes et restituent tellement mieux les couleurs. Du coup, dans l'espace, la 3D ça marche plutôt bien.
Et deuxième chose, la présence d'Idriss Elba en commandant décontracté du gland. Si vous ne le connaissez pas (pauv' tâche va), retrouvez-le vite dans les séries The Wire et Luther qui sont juste excellentes.

5 juin 2012

Cosmopolis - David Cronenberg - 2012

Attention, daube, je répète, attention daube.

Mais que s'est-il passé ? Après A Dangerous Méthod qui était déjà bof bof, David Cronenberg a encore fait table rase du passé. Intersidéral.

Sur le papier pourtant ça sentait bon. Il s'agissait de nous faire embarquer toute une journée dans la limo d'un golden boy propre sur lui, incarné par Robert Pattinson, le chouchou des fans de Toilettes, nan pardon, de Twilight. Comme Eric Packer, son personnage, tient absolument à se faire couper sa banane laquée de trader, malgré son garde du corps ronchon a la bouche de canard, tous viennent à lui (marchande d'art cochonne, associés, médecin, mentor) le temps de la traversée de New York. Les seuls moments où Packer sort de son monde, c'est pour bouffer avec sa petite promise bien élevée qui lui refuse toute relation sexuelle, mais Packer a le sclip qui déborde, et ça commence à le démanger. En l'espace d'une journée New York sombre dans le chaos à cause d'une crise financière (quelle idée !) et le personnage principal sombre en même temps. Ouais...

Et sinon à part se branler sur des concepts philosophico-économiques, le film ne dit pas grand chose. Enfin en tout cas, pas à moi. A tel point que j'ai piqué du nez sur les 20 dernières minutes, le climax branletto-intellectuel du film... 1h40 de dialogues récités comme à l'école avec option visage en cire (sauf pour la belle Juju Binoche), bah ça vous flingue un petit être fatigué par sa journée de dur labeur.

A noter la participation de Matthieu Amalric sous les traits d'un entarteur anarcho-crasseux.
Pff, je n'ai franchement rien à ajouter.

Le plafond est très présent, Heinrich.

30 janvier 2012

Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres - Guy Ritchie - 2012

Elle est belle la manouche, hein ? Vous la trouverez dans une roulotte cosy du Belleville de la fin 1800...

Samedi soir en 2e partie de soirée sur mon grand écran préféré du quai de Loire, la séance pour Hoover était complète. Nom d'une tib !
Puisqu'il s'agissait d'une sortie familiale à 4 en forme de 2 x 2♀ avec une moyenne d'âge de 35 ans, une absence de programmation alléchante et un quotient de concession proche de 0, on a tous finis par s'installer devant Sherlock Holmes 2 : Jeu d'ombres, choix ô combien consensuel et à fortiori mal inspiré.

Bien mal nous en a pris, putain que c'était moisi !!

D'abord pourquoi un sous-titre "Jeu d'ombres" ? Aucune, mais vraiment pas l'ombre d'une idée sur la question.
Pourquoi Robert Downey Junior et Judd Law ? Parce qu'ils étaient là dans le premier chapitre, sinon je vois pas trop.
Pourquoi ma voisine s'est endormie ? Parce que le film n'a pas vraiment de rythme, aucun scénario, des scènes prétexte (un train, un bar, un marché, une roulotte, une usine, des nazis) qui s'enchainent et vraiment aucune trame plausible.
Guy Ritchie y fait des images bien léchées et des jolis ralentis, mais ça tombe grâââââave à plat.


JE VEUX VOIR UN BON FILM !


28 janvier 2012

L'amour dure trois ans - Frederic Beigbeder - 2012

Pas grand chose à dire sur la première réalisation filmique de Frédéric Beigbeder. C'est sympa mais c'est quand même un peu bof quoi...

Il a invité tous ses amis, tout le monde semble y prendre part avec beaucoup de plaisir. Chacun joue presque sa propre vie (ou du moins celle que l'on s'imagine d'eux) et joue dans son registre habituel. Hum.

Frédérique Bel est toujours aussi pas top, à mon sens, comme souvent : trop jouer la blonde, ça finit par coller au train (c'est un peu comme loucher par grand vent, ça reste). Joneystar qui lui a le vent grave en poupe en ce moment était quand même mieux dans Polisse. Certes là il revenait de vacances et était tellement bronzé qu'il en avait les cheveux roux et du coup il avait pas cette gueule de déterré et ce teint approximatif qu'on lui connaît si bien, je disais donc, certes il était bronzé, certes il jouait le pote vanneur et carrément queutard, mais il avait quand-même l'air un peu coincé du cul parfois. Il s'agit peut-être d'un problème de direction d'acteurs. Cette dernière phrase ne s'applique pas à Gaspard Proust, qui n'est juste pas fait pour le cinéma (à mon humble avis), même si au final son jeu collait plutôt bien à cette espèce d'étrange volonté de semblant d'ombre de cinéma Nouvelle Vague...

A part ça, j'ai trouvé la scène des coupes de fouffes (photo ci-contre) plutôt sympa, ça m'a rappelé un peu quand je me lançais les mêmes paris, mais dans ma tête, dans le sauna du Club Med Gym de Nation.

En fait tout le film est à l'image de cette scène, un peu potache, sympatoche, mais au final on ne sort jamais vraiment de ce sentiment et c'est un peu dommage. Tout le long ça sent l'univers de Beigbeder. Comme je le dis souvent, on n'a jamais demandé à Renoir de faire du Van Gogh, certes, mais l'omniprésence de l'univers Beigbederien, si en plus on a son clone sous le nez pendant 1h30, m'a au final un peu glonflée.


C'est dit, maintenant, je veux voir un vrai bon film.

3 février 2011

LA FLEMME !

http://www.toutelatele.com/IMG/arton15095.jpgLa température est redescendue en dessous de zéro. On est bien au chaud à se mater des films, mais quand on habite près d'un MK2, on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent en ce début de 2011. On a droit à tous les films "immanquables" qu'on oubliera vite : le "dernier Sofia Coppola" (c'est comme ça que les gens appellent le film), pour les parisiens qui veulent avoir de la contenance pendant leurs diners en ville ("- c'était génial... elle surpasse son père, non ? - OUI ! Elle illumine ma rétine. - Ok , mais en quoi ?... - Ben c'est très profond et j'aime beaucoup les films profonds."). Mais aussi, Le discours d'un roi, concourant pour les oscars et que la critique salue pour la performance de Colin Firth (comme pour A Single Man l'an passé, que tout le monde a déjà oublié), il faut comprendre donc qu'à part l'acteur, le film ne va pas chercher loin, ne demandez pas l'auteur du film c'est indécent. La semaine prochaine arrive Black Swan, de Daren Aronofski (Requiem For A Dream, The Fountain), un réalisateur talentueux (sans ambiguïté) qui depuis The Wrestler arrive à faire croire à la presse que ses principaux acteurs n'étaient rien ou des oubliés avant de passer devant sa caméra. Quant aux amateurs d'humour putassier et aux fans de Gondry, ils peuvent se retrouver dans la même salle pour voir The Green Hornet. La déception risque d'être rude car il faut croire que ni le "best clip director ever", ni Seth Rogen semblent tirer leur ver du jeu (sic!) puisque c'est Neal H. Morritz, le producteur des Fast and Furious et autres films pour kékés, qui mène la danse. La série n'avait déjà pas grand intérêt, sauf pour les fans de Bruce Lee (dont je fait partie), alors bon courage aux téméraires. Enfin pour les franco-français qui défendent l'exception culturelle française, il vous reste "le dernier Danny Boon" (c'est aussi comme ça qu'on dit dans le nord). Dans tous les cas, moi, je n'écrirai rien sur tout ça, d'ailleurs je ne les ai même pas vus et je préfère rester chez moi. Na !

Donc pour vous faire une idée des sorties actuelles, je vous conseille d'aller voir le FILM SCHOOL THESIS STATEMENT GENERATOR ça vous évitera d'attraper froid en allant chercher le dernier numéro des Inrocks ou de Télérama. La critique est d'aussi bonne qualité, ce sont les trous du cul qui se parfument du cercle qui vous le garantissent. Vous pourrez ainsi sentir l'intelligence et le bon goût, loin de cette fierté d'être ignare que prônent les beaufs (mais qui sont-ils, dans le fond ?).

18 novembre 2010

Belle Epine - Rebecca Zlotowski - 2010

Aux USA, on a le "teen movie" (tib movie ?) et son humour graveleux (prouts, nibs et autres tib en liesse). En France, on propose un autre genre bien à nous, le "suicide teen movie". On a eu, Les coprs impatients (j'ai un cancer), Hell (je suis un gosse de riches), Des Filles en Noir (je suis gothique) et vient maintenant s'ajouter Belle Epine (ma mère est morte). Ce que j'appelle "suicide teen movie" (le nom n'est pas encore déposé), ce sont des films qui vont à contre-courant d'Hollywood (et ses jeunes à dents blanches) en nous présentant  des ados en perdition, voire suicidaires car "c'est la réalité, c'est tellement vrai, ça triche pas quoi" (ouais, y a de l'humain) (remarquez la triple répétition). Mais le mot à sortir si vous aimez briller en soirée (chez l'ambassadeur, par exemple ?) c'est "Bouleversant" (cf. le commentaire d'un fan sur la page Youtube du distributeur du film).
Cliché quand tu nous tiens... Il faut le savoir, pour faire du cinéma "d'auteur" (tu as vu le plafond, Anja ?) en France il faut :
- être tendance (en lisant Grazia ?), ici le style est plutôt vintage, normal c'est la fin des 70's ;
- donner l'illusion d'une narration dispersée mais maîtrisée, le film est surtout très linéaire (ce qu'on met au fond des piscines, donc) ;
- rendre hommage à la nouvelle vague (splish), entre l'emploi de la caméra à l'épaule et les jump-cut (follow the lida, lida, lida, follow the lida) inutiles (censés faire office de faux-raccord) le film donne même l'impression d'être d'époque tant la mise en scène est lourdingue (vous vous souvenez de Nathalie, la méchante d'Hélène et les garçons ? bah ça fait pareil). Bien entendu, tout ceci restera formel et n'apportera rien à l'histoire ni au propos. Les 70's ne sont qu'un cadre, rien de vraiment personnel à la réal' puisqu'elle n'était pas née ; le style nouvelle vague n'a rien de très frappant : tout ça semble plus tenir du simple choix artistique.
Donc Belle Epine, c'est l'histoire de Prudence qui vient de perdre sa mère et qui se retrouve seule à la maison. Un jour elle regarde le 13h de Pernault (avec une choucroute sur la tête et des grosses pattes donc (oué, ho, tu pousses un peu, là)) et découvre que pas loin de chez elle, au circuit de Rungis, il y a des jeunes motards intrépides (hhuuuu avec des culottes de cuir ?) qui frôlent la mort dans des courses nocturnes. ATTENTION : gros plan visage sur Prudence et on monte le son en OFF de la voix du présentateur sur le mot MORT. C'est décidé, Prudence ira mourir à Rungis. Pour ce faire, elle se fait une nouvelle amie (tellement moche, rho la la) qui fricote avec les motards, mais pas trop non plus, c'est une sœur qui se respecte. L'inverse de Prudence donc qui va tourner entre 2 bikers (c'est pire qu'un geek ?).
Prudence ment à tout le monde, fait la gueule en continu (Lea Seydoux monomaniaque) mais souffre tellement à l'intérieur. La seule personne à le voir ben c'est la réal', oui m'sieur 'dames c'est un film où "la caméra est acteur, seul témoin qui suggère le malaise intérieur de Prudence", c'est tellement auteurisant. Le film n'offre aucune plongée (toute façon, dans les années 70, y avait pas de palmes). La famille juive de Prudence ne nous est présentée qu'en un vulgaire cliché entre un fils homo (mais à kippa) qui répond à son orthodoxe et donc violent papa. Le milieu des motards, ben c'est des mecs qui portent des blousons en cuir, qui boivent des coups dans des vieux rades, qui font la course la nuit et qui tombent à moto (tu voulais quoi, qu'ils citent Kirkegaard ?). Du cliché ! "Mais non, c'est pour centrer le film sur le personnage" qui n'est qu'une ado qui sèche, qui ment, qui fume, qui se fait dépuceler et qui veut mourir. Du cliché ! Le film n'approfondit pas plus. 
 En somme, on ne demande pas à un premier film d'être parfait, ce que l'on peut attendre c'est de la singularité, dans le point de vue, le style ou autre... qu'importe. Ce que l'on veut c'est de la fraicheur, pas que l'on nous sorte les vieux camemberts pourris d'un cinéma passéiste. On a le droit d'aimer des auteurs et de les citer, mais les singer... Happy Few a au moins le mérite d'essayer (les scènes de la farine ou des BoboIphone), The Town réussit au moins à accrocher le spectateur, Belle Epine.... rien, juste des scènes d'une mollesse (oui, le plafond est très présent, Olav) et d'un manque d'audace tel qu'on en finit par avoir des raideurs dans le dos et comme une envie de se lever. Voilà un film qui fait semblant d'avoir des choses à dire... et des choses personnelles en plus.

17 novembre 2010

Les petits mouchoirs - Guillaume Canette - 2010

Bienvenue dans le grand quizz des Petits mouchoirs ! Allez, on fait tourner les serviettes !!
Première question : pourquoi aller voir ce film ?
Parce que les autres séances sont complètes.
Deuxième question : pourquoi rester pendant les 2H30 ?
Merde, là j'avoue je sais pas... parce qu'il pleut dehors ? Mais non, mais non, c'est juste pour pouvoir chier à nouveau sur le cinéma françaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiisss !!
Troisième question : dites la vérité ! Pourquoi être allé voir ce film ?
Bon, ben... parce que....
Dès le début Jean Dujardin ferme sa gueule, définitivement et ça fait un mauvais acteur en moins. Parce que François Cluzet joue un connard de première et que c'est trop rare dans le cinéma français, surtout un personnage de cet âge là (Bacri, Lanvin et consorts...).
'Puis quand on ne sait pas écrire un film, on case tout n'importe comment, les personnages disent et font n'importe quoi dans les 5 premières minutes pour qu'on sache qui c'est quoi. C'est un film produit par Luc Besson donc c'est l'histoire d'un mec qui veut retrouver une pute, en faisant des allez-retours Paris-Bordeaux en Audi. C'est génial car cette fois le héros pleure sur la route alors il prend ses petits mouchoirs dans sa boite à gants.

Plus sérieusement c'est un super film (4 millions d'entrées à l'heure où j'écris, quand-même, comme Terminator 3 ou Pearl Harbour... on pleure aussi donc), parce que le plan en hélico sur la dune du Pyla est trop beau. Le bateau de Max (Cluzet) qui s'appelle Max (car c'est un beauf  de droite) est trop beau. Comme l'écran plat Philips dans la maison, la maquette du bateau dans le salon et la maison elle-même. Elle est chouette, elle est en bois avec une très belle vue sur la mer. Mais Les Petits Mouchoirs, c'est aussi un film trop subtil sur les sentiments. Quand tu vis des moments tristes et que dans ta tête tu commences à entendre un morceau de soul US des années 50 que même toi tu connais pas, c'est trop beau. Tu sais quand ton copain te dit j'ai mal et que tu lui réponds j'm'en fous, j'vais à la plage après il meurt par surprise et toi tu pleures, ben c'est que t'es trop méchant, t'es un con égoïste. Et puis il y a un pêcheur de moules qui te fait la leçon, alors toi tu te dis qu'au lieu d'aller vivre sur Paris et te la péter t'aurais mieux fait de vivre d'huitres et d'eau fraiche.

Guillaume Cannet réussit ce que personne n'avait jamais fait auparavant, faire un film sur ce doute existentiel que l'on a tous à l'adolescence : "...s'il m'arrive un truc, qui sera là, auprès de moi ?..." Le problème est que le père Cannet a 37 ans et que son film ne va pas plus loin. En d'autres mots, voilà encore un film révoltant par sa platitude, la banalité de son propos, le grotesque convenu de sa mise en scène, son pathos tire-larmes et sa fausse morale pour spectateur lobotomisé par des années de Louis la Brocante.

MERDE !!

10 novembre 2010

Venus Noire - Abdellatif Kechiche - 2010

Bon... comment dire... (plan sur la montre) 1 heure de film... heu... si tu veux qu'on parte, pas de problème.
Vénus Noire, ou comment oublier ce qui était brillant dans la Graine et le Mulet et mal fagoter une histoire (vraie) tellement intéressante. A savoir celle d'une sud africaine, Saartjie Baartman, trainée en Europe pour exhiber sa gwosse cwoupe et faire saliver les dandys londoniens qui n'ont que du cul plat sauce cranberry à se mettre sous la dent.
Sur fond de début du XIXe siècle, il n'y avait pas meilleure époque pour étudier les mœurs d'une société sur le point de faire sa révolution industrielle et scientifique (qui va créer l'occident tel que nous le connaissons), et en même temps d'un obscurantisme humain assez crasse (des vieux restes de la renaissance et du colonialisme en marche). C'est l'époque de toutes les contradictions, de toutes les découvertes, de tous les courants de pensées, l'époque où tout s'est côtoyé pour créer notre société moderne.
Mais non, Abd el Hâtif n'en a cure. Mieux vaut s'acharner à faire des plans de 10 minutes sur le visage de Saartjie pour montrer combien elle subit sa condition, combien elle se saoule pour oublier, combien le monde est horrible... L'héroïne descend aussi lentement aux enfers qu'un hamish vers un bordel ! Toute subtilité est ici vaine. Mieux vaut passer 2h45 à retourner le couteau dans la plaie pour vraiment bien attendre la fin tragique.
Pour la mise en abîme, le spectacle de la Venus Hottentote se joue d'abord à Londres, genre la foire de la femme à barbe, puis à Paris dans les salons cossus de la bourgeoisie, qui dégénèrent en partouses de cougars à gogo (franchement toutes ces septuagénaires les seins à l'air, c'est vraiment compliqué à gérer au niveau émotionnel). Bref, c'est de pire en pire pour la pauvre Saartjie, et c'est pareil pour le spectateur. Heureusement qu'Olivier Gourmet joue les dompteurs avec son gros bidon, son gilet en cuir et sa tête de pédophile, voilà une image réjouissante ! "Sale Belge!" Peut on crier. Quitte a être considéré comme coupable par le réalisateur, autant jouer son rôle à fond.

Pour la jouer technique, Kechiche confond récit en spirale avec tourner en rond. Des foires londoniennes aux labos scientifiques français, le césarisé nous montre toujours la même chose (il pense philosopher à coups de marteau, là il nous casse surtout les c$£*µ%es). Une femme censée souffrir du regard et des gestes de ceux qui l'entourent, y compris le spectateur (vous aussi vous êtes venus la voir). Malheureusement, ce n'est pas le jeu de Yahima Torres qui va favoriser l'empathie, au contraire. (Pas)chiche lui conseillant d'être aussi monolithique qu'une pierre tombale. Bref en plus d'être jugé coupable par l'auteur, tout est fait pour nuire au spectateur. L'image numérique semble être un parti pris intéressant, pour une fois que l'on ose avoir une belle photo dans le cinéma français... c'est raté. Après quelques scènes réussies, on s'aperçoit que le Chef Op' a pris congé. Kechiche s'est rappelé qu'en France on refuse l'esthétisme, quel qu'il soit, car on s'interdit de déformer ou d'embellir le réel. Comme si la fiction était omnisciente, objective, quel que soit le point de vue du réal... Bref.  Images cramées, lumières extérieures complètement gâtées (aucun raccord, réflecteurs trop forts...), à croire qu'en France on filme tellement peu de noirs que l'on ne sait pas les éclairer. C'est facile, certes, mais quand on ajoute à cela le refus total d'une B.O, on a plus rien a se mettre sous la dent. On n'a plus qu'à se jeter par terre en attendant la fin et le mini sujet de JT qui accompagne le générique, histoire de remplacer les habituels cartons qui racontent la fin du personnage réel.

En définitive, Kechiche trahit ses intentions premières. Le film n'offre aucune plongée dans l'ombre de notre histoire pour ainsi faire le point sur l'époque actuelle et les relents de racisme encore présents dans notre société (cf. affaire Guerlain, le faux pas en avant de Chirac pour l'abolition de l'esclavage etc.). Les horreurs passées encore présentes dans nos institutions ne l'intéressent pas tant que cela, il préfère être un portraitiste macabre, chiant comme un croque-mort. La pauvre scène du tribunal britannique est la seule occasion d'avoir un discours nuancé sur les soi-disant humanistes (qui refusent de croire qu'une "négresse" sache jouer, ce qui est pourtant le cas). Kechiche rabâche le même pathos et la même naïveté déjà présentes dans l'Esquive afin d'émouvoir la bourgeoisie sur le sort de ce(ux) qu'elle ignore. Il préfère s'embourber dans un discours aussi primaire qu'abrutissant: "Tous Racistes ! Même toi le spectateur."

30 septembre 2010

Piranhas 3D - Alexandre Aja - 2010

Après Mirrors, Aja/Levasseur Production nous présente le premier film hollywoodien qui a hérité de l'humour de Jean-Marie Bigard : Piranha 3D.

Nettoyez les branches de vos lunettes avec la lingette (pas les verres). Enfourchez-les et c'est parti pour 1h30 de grand n'importe quoi servi avec décontraction, bonne humeur et 1000ème degré. Si j'ai bien compris... un vieux pêcheur jette une bouteille de bière à l'eau, on la suit en 3d tomber dans l'abysse de la rivière. Une fois sur le tas de déchets, la bouteille fais déborder la vase et provoque une faille "océanique". Le petit vieux se retrouve aspiré telle une crotte dans un siphon de W.C. (c'est la punition du pollueur). Une fois à l'eau il se fait attaquer par une horde de piranhas préhistoriques dans une séquence où on distingue mal l'horreur. Ce n'est interdit qu'aux -12 ans. Le ton est donné.

Piranha c'est avant tout l'histoire de Jake, un bouseux looseux, qui ne veut pas rater spring break. Il y retrouve son amour de toujours, Kelly, une étudiante plus attirée par les concerts en backstage que le baby-sitting. Jake ment à sa mère et préfère faire des repérages avec un réalisateur de porno plutôt que de garder ses petits frères. Les piranhas attaquent, les gentils s'en sortent. Fin de l'histoire.

Les réacs primaires verront en Piranha 3D, le premier film qui utilise la 3D pour ce qu'elle est, une invention de parc d'attraction. Mais pour Alexandre Aja, faire ce film est un plaisir coupable et il nous fait quelques rappels pour prouver à M. Cameron qu'il a tout compris à la 3D.
Premier plan sur un paysage rocheux tout en profondeur (à la Avatar), léger travelling avant sur un ponton avec un canoë qui s'éloigne (comme dans tout thriller qui se respecte) et le summum... Un ballet aquatique entre les deux porno stars sur fond d'Opéra de Lakmé, c'est du Fellini en 3D quoi ! On vous le dit Aja a tout compris. Un scénario qui file droit, une mise en scène bien moins prenante que La Colline a des yeux et le grand Haute Tension (qui est à la nouvelle vague gore française ce qu'était A bout de Souffle à l'autre bande à part).
Mais le grand final de notre attraction n'est donc pas la chute de cette escapade pornographique mais la mise à mort de toutes les tibs du spring break de catho (si vous voulez voir des partouses sur la plage regardez plutôt zone interdite, ce film est interdit au -12 ans je le répète, donc le léchage de nichons c'est avec le maillot).
Aja nous délivre donc son message d'auteur : "Spring break c'est pour les cons !" Ben oui car au final il n'y a pas que les piranhas qui tuent des gens. Vive la panique. Doit on reprocher à Aja de n'avoir jamais pu profiter de spring break ? Y a-t-il une mise en abime entre Aja et le réal de porno qui se complait dans son métier de vice ? Je laisse la parole à mon acolyte anonyme.

Rrrrrron piiiiichhh- Hein ? Ah oui ! C'est moi ! Hum.
Alors, on m'a dit de dire que y avait des références aux Dents de la mer (facile), à Retour vers le futur (au niveau du casting), à Alien (en terme de larves), à Braindead (là je sais pas) (l'hélisse de bateau en guise de hachoir) , aux Gremlins (moui, si on veut).
Maintenant, que pensé-je de ce fin opus cinématographique ?
A force de voir des pouffes se trémousser en maillot et des têtes d'american tib boire de la bière et devenir fous face à trois trous de cellulite, j'ai été surprise de voir que ceux qui survivent, c'est ceux qui portent des vêtements.
Ensuite, se faire coincer les cheveux (dans une hélice ou dans la gueule d'un piranha) c'est pour punir la propriétaire de la toison de pas s'être fait une queue de cheval ou bien ? Aja a sans doute fait financer son film par les salafistes (d'où la morale sur le port de vêtements décents en toute circonstance cité plus haut !).
Cela dit, si on pense à la scène où les plongeurs se font roucher jusqu'à l'os, ma théorie ne tient plus. Parce qu'ils portaient un burkini jaune pour explorer le lac... Passons. D'ailleurs si quelqu'un peut prévenir Gabrielle Solis de Wysteria Lane que son mari s'est fait becqueter par des piranhas, ce serait sympa.
Oui donc au final tout le monde meurt, mais pour répondre aux questions de TatiBambou, pourquoi reprocher à Alexandre Aja de n'avoir jamais participé à un Spring break ? C'est pas de sa faute et de toute façon ça coûte cher en alcool. Pour ce qui est de la mise en abîme dans le lac, tout dépend si Aja aime se baigner en moule-boules ou pas. Rideau.

27 septembre 2010

Happy Few - Antony Cordier - 2010

Anthony Cordier est juge, ou flic, mais pas réalisateur. Ou alors il est très mal conseillé, en plus d'être injustement financé pour un film aussi daubique et so frenchy-CarlaBruni. Tib-O-Rama est en passe de devenir un blog anti cinéma français, c'est quand même dommage, c'était pas le but.

Revenons-en à notre poignée d'élus, deux couples : Rochdy miammiamsliourp Zem et Marina "J'fais rire à chaque ..." Foïs face à Nicolas miam Duvauchelle et Elodie BoboBouchez. Sur accord collégial, chacune va donc picorer chez le chacun de l'autre et vice versa.
Les deux minettes sont tout ce qu'il existe de moins sensuel dans le monde des bobos, elles arborent d'ailleurs le même ticket de métro (preuve irréfutable de parisianisme visant à exclure l'identification des lyonnaises) (La longueur du poil faisant preuve de personnalité). Certains diront peut-être qu'au moins, on nous épargne les éternelles bombes sexuelles auxquelles il est impossible de s'identifier (mais les hommes ne s'identifient pas au désir des mâles du film), mais là pour le coup, vu la taille de leurs seins, j'aurais aussi pu avoir un rôle (Bouchez à des gros gants de toilette quand même). Personne ne semble vraiment prendre de plaisir (surtout lorsque l'on voit Marina Foïs apprécier un cunni), c'est tout contenu, tout retenu et c'est en ça que le film est totalement dépourvu de sensualité.
Malgré une situation initiale plutôt sympa, l'amitié naissante, la bonne humeur du quotidien piqué par la nouveauté (15 minutes montre en main, je le jure je l'ai regardée pendant environ 1h50), c'est certes très bobo-like (Marina: "Je ne savais pas que la gym était un sport olympique."), mais on s'y attend. Une fois le truc installé, Duvauchelle commence à s'en mordre la tib (avec son lot de suspens) et le film s'étiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire en longueur pour nous montrer quoi ? L'aventure échangiste, la tib en berne, qui prend l'eau. Ce scénar vide aurait fait un très bon moyen métrage (ou une pub pour meetic échangiste)...
Plus techniquement, même si monsieur parenthèse se chargera de mettre son cube de sel, la réal est convenue, faussement légère, le point n'est même pas toujours bien fait (champs contre champs sur Marina "J'ai" Foisse) (ceci est une contrepèterie très private), la fameuse scène dans la farine est sous-exploitée et pas fameuse du tout (d'un anti-esthétisme redoutable ; Duvauchelle aurait-il eut l'expérience passée de sniffer des culs pleins de poudre ?... ), la scène des téléphones est absolument ridicule ("Avec un boboIphone on peut être relié avec les gens que l'on aime"... Steve Jobs doit adorer) et j'en passe et des meilleures (Oui Roshdy a forcément des parents pauvres vivant en Banlieue HLM, sa mère ne pouvait pas être Rachida Dati). L'intention du film est juste de nous rappeler que l'amour c'est beau, mais ça fait mal ! Je préfère quand c'est dit par Didier Barbelavie et Felix Grave.
Tibotron attend avec impatience un film français digne d'un Tibolux ! Peut-être dans les séances à la maison... à voir.

3 septembre 2010

Le bruit des glaçons - Bertrand (Ta)blier - 2010

Bon soyons très clairs, Bertrand (Sa)Blier ne doit le succès des Valseuses (1974), ni à son talent ni à sa Remington (c'est une montre ou une voiture ? à moins que ce soit une coupe de Rémi), mais seulement à ses acteurs. Car depuis plus de 35 ans, plus rien à se mettre sous la tib. Le bruit des glaçons (en résine pour durer pendant toute une scène) ne changera rien à cela.

Un romancier plus alcoolo qu'écrivain (Jean "joue comme un sapin" Dujardin) voit un jour son cancer (Albert "porte-jarretelles" Dupontel) frapper à sa porte pour l'accompagner jusqu'au trépas. Très beau concept (oui) jusqu'ici, sauf qu'on part des terres de Molière et Rabelais ("Le petit chat est mort !") pour arriver chez Yannick Noah, Laurie (on ice) et Franck Ribéry (aka Tibenfeu) : ce genre de concept finit par vite prendre l'eau (plic ploc). Hé ouiiii, Jean Dusapin dégage sa belle russe pour se taper la vielle bonne, qui elle aussi à un sapin... heu pardon, un cancer bavard. La scène où la bonne révèle à son tour ses sentiments au spectateur est aussi excitante qu'une visite de Geneviève De Fontenay chez le gynéco et servie par un jazz trompette aussi désagréable que burlesque... bref (Et la scène improbable où la bonne se tape le fils tout juste pubère de Dujardin, c'est pas burlesque ?).

Bertrand nous livre toute sa poésie dans un final magistral et surprenant : les deux amants ayant vaincu le cancer (en simulant leur mort durant le cambriolage), s'en vont voguer sur un voilier pour profiter de leur nouvelle liberté. Même les daubes hollywoodiennes ne font plus ce genre de fin. Bravo, bravo... avec un peu de chance il sera même récompensé aux Césars. Vous comprenez toute ma/notre sympathie pour ce réalisateur. Ce dernier doit être un adepte de la mise en scène participative (ah, c'est quoi, dites, m'sieur Tibotron ?), vu le peu de choses qu'il offre et surtout la rude tâche qu'il laisse à ses comédiens. Un Jean Dugrapin complètement ailleurs (j'aurais dit bouffi et mauvais tragédien) et aussi crédible qu'un yogourt en cowboy (remarque ce serait logique, les vaches, le lait, la chaleur de l'Arizona, ça fait du yogourt !). Il joue l'ivresse avec autant de conviction que W. Bush ne joue le président des U.S.A (qui lui fait beaucoup mieux le mec bourré, pour le coup). Albert Dupontib est là où on le connait, il ne prend pas de risques (mais j'aime bien quand-même). Audrey Dana (la meuf de Cody dans Notre belle famille ?) est terriblement pas convaincante, en même temps quand vous entendez le texte poussif et pas crédible pour un sous qu'elle doit jouer, on peut l'excuser. La seule qui arrive à tirer son épingle du jeu c'est Anne Alvaro (Monsieur veut-il que je joue la bonne du début du siècle ?), qui parvient parfois à nous toucher dans son rôle de bonne.

(Attention, grande phrase à noter et à reprendre dans vos soirées mondaines !!) Le Bruit des glaçons est la personnification du cancer du cinéma français. Il représente tout ce qu'il y a de plus agaçant, de mauvais et de répandu dans le cinéma hexagonal : l'éternelle rengaine du concept bien trouvé mais pas travaillé, une mise en scène molle (comme une tib en berne), copie d'un théâtre de marionnettes (celui avec B. Hortefeux qui tape sur des Roms ?), aucune direction artistique, visuelle comme sonore (oh, si à un moment, le rot de la pute russe est super bien mixé), des clichés tellement méconnus de l'auteur qu'ils en sont très mal retranscrits (le paparazzo, le cambriolage...), bref, un cinéma fait par des tibes qui n'ont plus rien à raconter, faute de trop se regarder le nombril.
Et pour clore cette mauvaise expérience, je n'ai qu'une seule chose à dire : qu'est-ce qu'on s'est fait chier !

17 août 2010

Moon - Duncan Jones - 2009

Moon, c'est donc l'histoire de Sam truc qui vit dans un décor de studio à deux sous, heu non, je veux dire, dans une station lunaire. Son seul ami c'est un robot fidèle qui n'a pas de queue à remuer pour montrer sa reconnaissance mais un petit écran LCD qui affiche des smileys. A défaut d'inviter sa femme, sa fille et les mecs de la Nasa à faire la teuf sur la lune, le pauvre Sam doit passer le temps avec son clone, puis d'autres (mais eux sont enfermés dans leur frigo en attendant d'être servis) ; dont la découverte n'a pas l'air de l'étonner plus que ça.
La question qui me taraude, c'est encore : comment a-t-on filé du fric pour produire un scénar aussi vide que la biographie de... allez, disons...une des truffes peroxydées de l'actuel Loft.

Sam Rockwell sert donc de caution financière à un film qui aurait peut être mérité d'être un peu plus nourri. Scénaristiquement, je parle. Je pense que l'équipe technique a eu de bons plateaux repas payés par l'oncle Sam.
Moon nous prouve donc que ce n'est pas en appliquant une recette gonflée aux références SF que l'on fait un bon film. Un peu de 2001, l'odyssée..., un peu d'Alien, un peu de Blade Runner... ah merde. Il ne m'en reste plus, bon ben on va mixer avec une dose d'à l'aube du 6ème Jour et une grosse louche de Me, Myself and Irene, ça masquera un peu le gout amer, ajoutez deux-trois cuillères à soupe de COSMOS 1999, ça plaira aux plus anciens. En tout cas, ça suffit pour ramasser des prix dans des festivals qui ne parlent à personne. Si les producteurs avaient eu plus de budget, ils auraient peut être eu la palme d'or. Cannes où les Saturn Awards, c'est comme d'hab', la pisse à toujours le même goût.

Le problème majeur c'est que ce film passe 1h20 à vous dire qu'il n'a rien à raconter. Le seul acteur baille autant que nous et pour nous justifier toute cette histoire de clones piégés sur la lune, on nous balance une pauvre réception radio satellite chargée de faire le lien. Malgré tout, j'ai quand-même envie de vous donner envie de le voir car l'histoire n'est pas si longue à piger (le réal aurait pu en faire un court mais il ne le sait pas), c'est comme les mots fléchés. On regarde les 15 premières minutes. On confie la fin à son compagnon. Puis on regarde la réponse à la fin.

27 juillet 2010

Mine vaganti (Le premier qui l'a dit) - Ferzan Ozpetek - 2010

Alors c'est l'histoire d'un très joli acteur - Riccardo Scamarcio, sliourp - qui veut annoncer à sa famille qu'il est homo, mais papaBarilla (qui fabrique des pâtes) ne l'entend pas de cette orecchiette et préfère faire une crise cardiaque pour esquiver le sujet. A l'hosto, puisqu'il n'a rien à saucer, il en profite pour retrouver sa grasse maîtresse aux yeux de cocker. Toute la famille est tourneboulée, le grand-frère aussi est homo, deux enfants sur trois, ça fait cher le grattage. Y aussi une fille qui raye des voitures mais ça le réalisateur n'a pas pensé à nous expliquer pourquoi, des amis homos de Ricky-Riccardo qui déboulent et des bonniches molles comme une trique gay face à une allocution de Roselyne Bachelot. Quant à lamamietropimpertinenteetquidevinetoujourstoutcequisetrame (aussi diabétique), elle se suicide en bouffant des gâteaux devant son miroir, ce qui selon moi est un superbe concept cinématographique. Bref, quand on ressort, on se dit que la comédie italienne a quand même plus de talent pour raconter des trucs nuls que son homologue française.

Bon je vais refaire le synopsis car ma collègue raconte très mal les histoires, même les plus simples apparemment (je ne lui confirai pas le papier sur Inception je vous rassure).


Donc Mine Vaganti raconte l’histoire de Tommaso (Riccardo Samarcio) qui compte faire son coming out en plein diner de famille. Malheureusement pour lui son frère lui coupe l’herbe sous le pied et annonce lui aussi qu’il est homo. L’injustice réparée on va parler d’autre chose.


Il y a quelques semaines j’ai découvert Out for justice avec Steven Seagal, un "vigilante movie" pas si con qu’il n’y parait et plutôt… Aïe on me tire les oreilles. Bon alors Mine vaganti c’est pas drôle, comme une comédie française mais avec moins de ringardise. L’avantage des comédies françaises c’est qu’au moins on peut rire de la nullité du film (genre le Baltringue de Lagaf pour ceux qui ont vu la bande annonce, pour le film je ne sais pas… seulement 50 personnes l’on vu sur Paris).


A l’inverse de ma camarade, je me réjouis moins devant le suicide à la pâtisserie, car la vieille on la connait pas, elle n’a pas d’intrigue et elle est aussi importante qu’un store vénitien. De plus, balancé comme un os à ronger, cette scène devient plus un poncif lourdingue et faussement larmoyant, vu et revu, qu’un réel concept cinématographique (Mais je te merde toi à me casser mes trips ! Va donc revoir La Grande bouffe !). Bref un film écrit et réalisé par des tibliothécaires qui s’ignorent.