Les femmes du bus 678 s'inspire de l'histoire vraie du premier procès pour agression sexuelle intenté en Égypte. Donc de la première Égyptienne a avoir envoyé paître la pression sociale et préféré faire reconnaître publiquement le mal qui lui a été objectivement fait.
Si quelques journaux avaient déjà abordé le sujet du harcèlement sexuel constant dans le pays avant les révolutions arabes, de malheureux événements Place Tahrir (ayant touché des journalistes) auront aussi redonné un peu de jus au projecteur. D'après un rapport d'un observatoire égyptien (Centre égyptien pour les droits des femmes), ce phénomène qui gangrène le pays toucherait 83% des Égyptiennes et 98% de femmes étrangères. Donc, seules 17 Égyptiennes sur 100 et seules 2 touristes sur 100 ne se sont JAMAIS pris ni main au panier, ni tâtage de miches et encore moins de bite qui colle... Il faut avouer que c'est un état de fait révoltant.
Ce film a donc une réelle portée politique et sociétale. Une récente manifestation de femmes au début du mois de juin (qui s'est quand même soldée par des agressions sexuelles généralisées) montre bien que le pays commence à prendre conscience du problème et profite du changement de régime et d'un éventuel souffle de liberté pour le mettre sur la place publique. Et quoi qu'on en dise, ce film contribue lui aussi à faire avancer le schmilblick.
Au delà de son utilité humaine, sociale et politique, Les femmes du bus 678 est-il un bon film ? Personnellement (et ça n'engage surement pas le barbu assis à côté de moi qui était moins enthousiaste) il m'a pas mal émue. Il a même fait pleurer la dame assise dans ma rangée.
Il suit le parcours de trois protagonistes, trois femmes très différentes et issues de milieux sociaux relativement représentatifs de l’Égypte d'aujourd'hui : Fayza jeune mère de famille conservatrice et silencieuse, Seba quadra indépendante des milieux aisés et Nelly, petite zoulette amoureuse de classe moyenne +, sur le point de se marier. Toutes les trois sont confrontées à une agression sexuelle et n'arrivent simplement pas à reprendre une vie normale.
Leurs hommes jouent aussi des rôles ambigus, eux-mêmes pris en étau par la société, la famille, la réputation, le qu'en dira-t-on.
Certains plans sont vraiment beaux, même si ce n'est visiblement pas l'objectif du réalisateur, qui colle davantage au réel. Le réel est cependant bien filmé, c'est pas une critique. Disons que si vous cherchez un film esthétisant, passez votre chemin. Si les intrigues personnelles entre les femmes auraient pu être démêlées plus rapidement, j'ai tout de même trouvé ce film, dans sa globalité, bien rythmé et poignant. Vraiment.
Tib est une contrepitrerie. Tib-O-Rama est un cinéblog, écrit par une cinétibe peu avertie qui défend ou dégomme les films qu'elle croise. Souvent sans arguments, d'ailleurs...
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20 juin 2012
29 avril 2012
2 days in New York - Julie Delpy - 2012
Tout le monde n'aime pas Julie Delpy. Et je peux le comprendre. Elle a quand même un léger petit côté égocentrico-hystérique qui peut faire peur. Mais on est tous un peu comme ça dans le fond, alors c'est pas moi qui vais lui en vouloir.Two days in New York suit Two days in Paris, Marion a quitté Jack pour se recaser avec Mingus (Chris Rock, qui, même s'il a porté des chemises ringardes en soie pendant ses one man shows des années 80 ne doit surtout pas être confondu avec Chris Tucker, qui lui est Le ringard absolu). Et le pauvre mingus va prendre en pleine face la famille française de sa dulcinée, venue leur rendre visite.
Le papa (Albert Delpy) en franchouillard crado, anarchiste et lubrique, la sœur Rose (Alexia Landeau) en pédopsychiatre gaffeuse, tarée et donneuse de leçons, accompagnée de son insupportable/excellent copain ringard, bête et tellement désolé de n'être ni noir ni américain. L'arrivée de tout ce petit monde va créer l'effervescence.
Dans ce film, la comparaison avec Woody Allen est plutôt facile, mais en même temps assez évidente : le réalisateur/personnage principal est pris dans un tourbillon de pensées, de conversations, de scènes loufoques... à Paris, cette touche 'Delpy' était déjà présente mais perso, j'avais jamais fait le rapprochement, par contre dans un appartement new-yorkais, là ça saute aux yeux.
Ce qui m'a particulièrement plus, au-delà du fait que le film est en soi assez rafraichissant, drôle et bien rythmé (sauf la dernière 1/2 heure), c'est la manière dont cette famille de gros casse-couilles fait trembler la petite cellule du couple, jusque là soudée. Mingus est moralement exigent et Marion met quelques unes de ses valeurs en sourdine, le temps de la visite, histoire de contenter tout le monde. Du coup, ça clashe et l'histoire sort un peu du simple portrait d'une famille Groseille sympatoche.
Moi je dis youpi !
13 février 2012
Point Break - Kathryn Bigelow - 1991
J'ai pas pu résister. D'habitude je cherche des photos qui ont un minimum de classe, d'esthétisme, loin des photos promo ou de l'affiche qu'on voit et revoit partout. Mais là j'ai pas pu résister à vous mettre le minois de Patrick Swayze, tout juste trentenaire, le cheveux fou et blondi par le soleil, le sel et l'aventure... Ho quel bonheur (même si parfois j'avoue, il ressemble à Merry le hobbit du Seigneur des anneaux).
Bon, passons au film.
Wikipedia le pitche de la manière suivante : Johnny Utah, ancien joueur universitaire de football américain, a dû faire une croix sur sa carrière sportive suite à une blessure. Désormais agent du FBI, on le charge d'enquêter sur le gang des « anciens présidents », auteur de vingt-huit braquages de banques. Son équipier, Angelo Pappas, a une théorie : pour lui, tout porte à croire que les braqueurs sont une bande de surfeurs. Johnny infiltre alors leur milieu, se lie d'amitié avec la jolie Tyler, et découvre le mystique Bodhi.
Je n'ai rien à rajouter et je préfère gagner du temps en copiant-collant pour ainsi continuer de regarder Bodhi qui me fait les yeux doux, là en haut à gauche.
Pour la petite histoire (qu'on m'a soufflé dans l'oreillette pendant la projection sur le canapé), James Cameron aurait offert le scénario du film à son ex-femme (la réalisatrice, Kathryn Bigelow, également réalisatrice du très bon Démineurs, sorti en 2010 et récompensé aux Oscars), en cadeau de divorce, genre, tiens chérie desfois que tu t'ennuies, j'ai retapé un scénario que j'ai acheté à un gratte-papier, t'as qu'à la réaliser...
J'avais pas revu ce film depuis sa diffusion sur Canal +, aux alentours de 1992 j'imagine (j'avais donc 11 ans ! rho merde) et je l'avais déjà beaucoup aimé, à l'époque où je ne saisissais les choses qu'en surface. J'aimais le clin d’œil politique (les masques des présidents m'avaient beaucoup marquée) et son esprit libertaire à base de jeunes surfeurs épris de nature et d'adrénaline. Aujourd'hui, j'aime toujours autant ce film où la violence est rare, où les scènes s'enchainent à un rythme idéal, où les poursuites sont belles et bien mises en scène, sans parler d'acteurs dans la fleur de l'âge et d'un petit fond d'humanisme et de rapport à la nature bien pensé.
Le braqueur suit coûte que coûte son idéal de vie, sa quête ultime, intègre et fidèle à ses convictions tandis que le policier effectue grâce au braqueur un parcours initiatique le faisant passer de jeune homme à homme tout court. Tout ça sur fond d'histoire d'amour, hein, c'est quand même le moteur de toute chose.
Voyez ou revoyez ce film, chères tibs cinéphiles !!
Bon, passons au film.
Wikipedia le pitche de la manière suivante : Johnny Utah, ancien joueur universitaire de football américain, a dû faire une croix sur sa carrière sportive suite à une blessure. Désormais agent du FBI, on le charge d'enquêter sur le gang des « anciens présidents », auteur de vingt-huit braquages de banques. Son équipier, Angelo Pappas, a une théorie : pour lui, tout porte à croire que les braqueurs sont une bande de surfeurs. Johnny infiltre alors leur milieu, se lie d'amitié avec la jolie Tyler, et découvre le mystique Bodhi.
Je n'ai rien à rajouter et je préfère gagner du temps en copiant-collant pour ainsi continuer de regarder Bodhi qui me fait les yeux doux, là en haut à gauche.
Pour la petite histoire (qu'on m'a soufflé dans l'oreillette pendant la projection sur le canapé), James Cameron aurait offert le scénario du film à son ex-femme (la réalisatrice, Kathryn Bigelow, également réalisatrice du très bon Démineurs, sorti en 2010 et récompensé aux Oscars), en cadeau de divorce, genre, tiens chérie desfois que tu t'ennuies, j'ai retapé un scénario que j'ai acheté à un gratte-papier, t'as qu'à la réaliser...
J'avais pas revu ce film depuis sa diffusion sur Canal +, aux alentours de 1992 j'imagine (j'avais donc 11 ans ! rho merde) et je l'avais déjà beaucoup aimé, à l'époque où je ne saisissais les choses qu'en surface. J'aimais le clin d’œil politique (les masques des présidents m'avaient beaucoup marquée) et son esprit libertaire à base de jeunes surfeurs épris de nature et d'adrénaline. Aujourd'hui, j'aime toujours autant ce film où la violence est rare, où les scènes s'enchainent à un rythme idéal, où les poursuites sont belles et bien mises en scène, sans parler d'acteurs dans la fleur de l'âge et d'un petit fond d'humanisme et de rapport à la nature bien pensé.
Le braqueur suit coûte que coûte son idéal de vie, sa quête ultime, intègre et fidèle à ses convictions tandis que le policier effectue grâce au braqueur un parcours initiatique le faisant passer de jeune homme à homme tout court. Tout ça sur fond d'histoire d'amour, hein, c'est quand même le moteur de toute chose.
Voyez ou revoyez ce film, chères tibs cinéphiles !!
7 décembre 2011
Les Adoptés - Mélanie Laurent - 2011
La veille du jour où j'ai vu ce film j'étais en soirée mondaine dans la capitale et une poignée de personnes me soutenaient, à coup de yeux rouleurs, que Mélanie Laurent, dans la vie, elle a tendance à se prendre pour une princesse. Bah j'ai presque failli les croire en voyant le premier tiers des Adoptés. Dès le début, j'ai senti comme une vieille odeur de "La guerre est déclarée", dans le genre film bien pensant où la vie de bobo c'est trop cool et où on profite de l'exposition pour balancer toutes ses références culturelles et montrer combien on est cool et cultivé dans des ambiances intimistes.
Et puis peu à peu, on se laisse finalement glisser dans une histoire d'amour, toute fraiche et simple et intelligente et heureuse, du genre de celles dont on aimerait être les héros (mais tout le monde sait que dans la vraie vie c'est pas possible, parce que y a toujours une vieille histoire de vaisselle ou de couche moisie qui ressurgit). Denis Ménochet (Monsieur LaPadite, le papa de Mélanie dans Inglorious Basterds) est charmant et Marie Denarnaud, à croquer.
Au même moment, on commence aussi à se dire qu'une réelle prise de position artistique s'installe : des clairs obscurs élaborent une ambiance de peinture flamande, les plans sont pensés et esthétiques, l'univers est globalement beau et travaillé. Putain, ça change ! Enfin une réalisatrice qui n'oublie pas qu'elle fait du cinéma.
Du coup les deux autres tiers du films passent comme des lettres à la poste, l'amour tourne au drame total et on surprendra quelques spectateurs à s'essuyer les joues en se relevant. Le morceau du générique est hypnotique et signé Syd Matters. Si on mélange tout ça, on reste un peu collé à son siège une fois le film terminé, la boule à la gorge, en se disant que c'est plutôt une réussite, bah oui.
Big up au petit garçon, qui joue comme un pied, heu non comme un... enfant (regards éperdus à maman à côté de la caméra), mais quand même des fois il s'en sort pas si mal.
Et comme disait justement ma copine de séance : "Quand même entre traiter l'adoption et le coma, faudrait choisir..."
Cordialement
Et puis peu à peu, on se laisse finalement glisser dans une histoire d'amour, toute fraiche et simple et intelligente et heureuse, du genre de celles dont on aimerait être les héros (mais tout le monde sait que dans la vraie vie c'est pas possible, parce que y a toujours une vieille histoire de vaisselle ou de couche moisie qui ressurgit). Denis Ménochet (Monsieur LaPadite, le papa de Mélanie dans Inglorious Basterds) est charmant et Marie Denarnaud, à croquer.
Au même moment, on commence aussi à se dire qu'une réelle prise de position artistique s'installe : des clairs obscurs élaborent une ambiance de peinture flamande, les plans sont pensés et esthétiques, l'univers est globalement beau et travaillé. Putain, ça change ! Enfin une réalisatrice qui n'oublie pas qu'elle fait du cinéma.
Du coup les deux autres tiers du films passent comme des lettres à la poste, l'amour tourne au drame total et on surprendra quelques spectateurs à s'essuyer les joues en se relevant. Le morceau du générique est hypnotique et signé Syd Matters. Si on mélange tout ça, on reste un peu collé à son siège une fois le film terminé, la boule à la gorge, en se disant que c'est plutôt une réussite, bah oui.
Big up au petit garçon, qui joue comme un pied, heu non comme un... enfant (regards éperdus à maman à côté de la caméra), mais quand même des fois il s'en sort pas si mal.
Et comme disait justement ma copine de séance : "Quand même entre traiter l'adoption et le coma, faudrait choisir..."
Cordialement
5 décembre 2011
Les Lyonnais - Olivier Marchal - 2011
Voici un film sur des bandits qui braquent soit des Crédit Lyonnais, soit des Bouchons lyonnais. Nan, c'est pas vrai.C'est plutôt l'histoire d'une véritable équipe de bandits, Le gang des Lyonnais, ayant vidé quelques coffres de banques dans les années 70 et qui foutait grave les boules à la police, qui arrivait jamais à les pincer.
Le héros de l'histoire c'est Edmond Vidal (magistralement interprété par Gérard Lanvin), un beau gitan sexagénaire poivre et sel (nan, disons poivre et neige, la coiffeuse ayant un poil abusé sur la mèche blanche) avec un bouc taillé au cordeau, tout plein d'intégrité, de valeurs familiales, de respect de la parole donnée, un mec sévèrement burné, quoi.
Le film fait des allers-retours entre sa vie actuelle de retraité du crime vivant dans une villa de nabab et sa jeunesse, où il rencontre Serge Suttel (Tchéky Karyo) et avec lequel il va "tomber", pour une blagouse avec un cageot de cerises. On y voit les deux compères et leur clan gravir peu à peu les échelons du crime local et kiffer la vie de rêve dans leur roulotte. Le problème, c'est que Suttel part en cavale au moment où les autres tombent et qu'il refait surface 20 ans après. Mais il se fait choper (rho le con) et son clan va devoir arrêter de danser le flamenco de la talonnette pour le faire sortir de taule et bon, grosso modo, ça fout un peu le bordel.
Ceux qui aiment les films de gangsters seront donc servis, et ceux qui n'aiment pas trop ça, aussi. Pour ma part, j'ai détesté la fille qui arrêtait pas de fouiller dans son sac derrière moi avec ses boucles d'oreilles musicales, mais sinon j'ai plutôt apprécié le film (j'ai pas regardé la montre).
Le récit est centré sur les deux hommes et l'évolution de leur relation, y a pas ou peu de courses poursuites et des affrontements qui ne prennent pas trois plombes. Le film m'a paru bien rythmé, bien équilibré, insistant sur le côté humain, relationnel des personnages (trahison, force des liens familiaux ou d'amitié et difficulté à les garder en tête quand on évolue dans le grand banditisme ou qu'on tente de raccrocher).
En plus Marchal brosse un portrait qui sonne (putain, un portrait qui sonne, la double métaphore, n'importe quoi !!) plutôt juste de "La belle époque du banditisme", tendance c'était mieux avant parce qu'on avait des valeurs, une seule parole, les flics payaient des entrecôtes aux bandits, c'était la bonne époque quoi ! Les gitans y portaient des pattes d'eph et des moustaches de papa portugais (cf photo).
1 avril 2011
The Fighter - David O. Russell - 2011
Bienvenue dans l'Amérique dite profonde, celle des rednecks qui ne jurent que par le lien familial, la bière et les concours de pets. La famille Eklund/Ward est composée de la mère, Alice, une Carmela Soprano dégénérée avec les thunes en moins, sept sœurs 'très distinguées' (savant mélange de Roseline Groseille et de la femme à barbe) et de deux frères : Micky et Dicky. Oui, c'est un peu la famille de Cleytus dans les Simpson.
Dicky (Christian Bale, qui doit pas peser plus lourd que Kate Moss mouillée sortant d'un brunch à la saucisse, toujours parfait) s'est assis sur son passé de boxeur pro et entraine son frérot à marcher dans ses pas. Maman tient les comptes et organise les combats, papa coache, les sœurs font les groupies et Micky (Mark Wahlberg) fait ce qu'il peut pour rendre tout ce petit monde aussi fier de lui qu'ils le sont de Dicky, seule réussite de la famille.
En clair, le véritable auteur du film n'est pas son réalisateur mais son producteur, Mark Wahlberg. Il fut l'idole des pucelles dans les 90's en ayant suivi son grand frère Donnie dans l'aventure NKOTB, un des premiers boys bands de l'époque. Comme Miky Ward avec sa famille, Marky Mark a longtemps cherché à contenter une bande d'amateurs qui s'improvisaient imprésarios (nous aussi on en connait beaucoup) et finissait parfois par faire n'importe quoi (comme cette photo). Mark Wahlberg, le producteur, nous a déjà conté dans la très bonne série Entourage les déboires d'un jeune comédien qui veut réussir à Hollywood malgré un "entourage" de clampins.Peut être trop occupé à canaliser sa famille, Walberg galère pour faire The Fighter et bien qu'il ait trouvé le Dicky idéal avec Bale, il parie sur le mauvais canasson en choisissant Russel derrière la caméra. Peut-être là par pur opportunisme (ne soyez pas naïfs, quand les frères Weinstein, producteurs et distributeurs du film, vous offrent un film comme ça, on parle Oscar avant la signature du contrat), Russel semble dépassé à tous les niveaux. Le premier tiers du film semble présenter Dicky (Bale) comme le personnage principal puis se recentre vers Micky pour encore une fois se faire voler la vedette par Dicky jusqu'à ce qu'il reprenne son titre de lead character jusqu'au gong final. Autant dire que le scénario s'éparpille. Un peu à l'image de ce boxeur qui a besoin de son frère pour être un champion, Russel se planterait sans ses acteurs, surtout les seconds rôles. L'histoire est poignante, Christian Bale et Amy Adams sont excellents, Walberg ni nul ni bon... bien au contraire (sic), et le bon choix de Russel (si c'est le sien) de foutre des pures têtes de cul dans le film n'est certes pas nouveau à Hollywood mais fonctionne plutôt bien.
Pour ce qui est des combats de boxe, on sent que rien n'est travaillé, la technique comme la chorégraphie, des entrainements aux combats filmés à la vidéo, pour faire TV mais pas plus. C'est con d'avoir une idée et de ne pas aller jusqu'au bout. Ces mêmes combats ressemblent plus à des échanges de claques dignes d'une barbichette qu'au monumental Raging Bull de Scorsese.
C'est pourtant sur les traces du duo DeNiro-Scorsese (dans Raging Bull surtout) que Marky veut marcher mais sans inspiration derrière la caméra, il n'y a que les acteurs pour sauver le film. Le principal écueil du film de David O. Russel est que Micky Ward aurait pu être boulanger, cela n'aurait rien changé à l'histoire. Dans Raging Bull, Jack La Motta est clairement fait pour être boxeur et malheureusement peut-être que pour cela. Sa rage naturelle, qui lui vaut son surnom, détruit sa vie. La boxe a donc une influence sur le personnage, et la présence de combats est logique, d'où l'intérêt pour Scorsese d'en faire de grands moments de grâce. Là se situe la beauté de son personnage. Pour The Fighter, le titre du film ne se justifie que par le statut professionnel et non le tempérament de Micky Ward. Il est boxeur... ok. Il a des problèmes avec sa famille mais les autres les règlent à sa place : Charlène pour qu'il s'entraine ailleurs, Dicky pour réconcilier Charlène avec Micky. Ce Micky n'agit pas, il subit au lieu d'encaisser (pourtant le talent de Micky le Boxeur), ce qui est une différence, être boxeur ne lui sert à rien dans le film, pas étonnant que le réal ne propose pas grand chose d'intéressant avec ses combats de boxe.
Essayez d'imaginer Micky Ward bûcheron, le film s'appellerait peut être The Lumberjack, mais l'histoire serait exactement la même, c'est bien pour l'universalité, mais ça reste fade au palais.
Pour ce qui est des combats de boxe, on sent que rien n'est travaillé, la technique comme la chorégraphie, des entrainements aux combats filmés à la vidéo, pour faire TV mais pas plus. C'est con d'avoir une idée et de ne pas aller jusqu'au bout. Ces mêmes combats ressemblent plus à des échanges de claques dignes d'une barbichette qu'au monumental Raging Bull de Scorsese.
C'est pourtant sur les traces du duo DeNiro-Scorsese (dans Raging Bull surtout) que Marky veut marcher mais sans inspiration derrière la caméra, il n'y a que les acteurs pour sauver le film. Le principal écueil du film de David O. Russel est que Micky Ward aurait pu être boulanger, cela n'aurait rien changé à l'histoire. Dans Raging Bull, Jack La Motta est clairement fait pour être boxeur et malheureusement peut-être que pour cela. Sa rage naturelle, qui lui vaut son surnom, détruit sa vie. La boxe a donc une influence sur le personnage, et la présence de combats est logique, d'où l'intérêt pour Scorsese d'en faire de grands moments de grâce. Là se situe la beauté de son personnage. Pour The Fighter, le titre du film ne se justifie que par le statut professionnel et non le tempérament de Micky Ward. Il est boxeur... ok. Il a des problèmes avec sa famille mais les autres les règlent à sa place : Charlène pour qu'il s'entraine ailleurs, Dicky pour réconcilier Charlène avec Micky. Ce Micky n'agit pas, il subit au lieu d'encaisser (pourtant le talent de Micky le Boxeur), ce qui est une différence, être boxeur ne lui sert à rien dans le film, pas étonnant que le réal ne propose pas grand chose d'intéressant avec ses combats de boxe.
Essayez d'imaginer Micky Ward bûcheron, le film s'appellerait peut être The Lumberjack, mais l'histoire serait exactement la même, c'est bien pour l'universalité, mais ça reste fade au palais.
24 janvier 2011
Harry Brown - Daniel Barber - 2011
Papi fait-il de la résistance ? Papi peut-il faire la loi comme il l'entend parce qu'il considère que la police est à la bourre ? Papi peut-il vraiment courir après des malfrats alors qu'il a visiblement des problèmes respiratoires ? Papi peut-il entrer dans un squatt de toxicos aux chicos pourris et y passer 10 minutes sans se pisser dessus ? Et bien si votre papi s'appelle Harry Brown, alors OUI. Sauf que dans le film en question, Papi tente de courir après les voyous mais s'effondre, il a beau jouer au costaud, il finit à terre avec des coups de latte en bonus.
Vous l'aurez donc compris, bien que l'on sillonne les terres du GRAND Dirty Harry et de Charles Bronson (Night watch et cie.), notre héros british n'a pas la grande forme, bien que retraité de l'armée. Finalement on peut se dire que ça évite de payer 8 euros (pour ceux qui allaient au ciné en 1980, après conversion) pour voir Vin Diesel ou Musclor. C'est comme les pubs Dove avec des "filles fortes" ou un JT avec un "beau noir," on se dit "ah bah ça change au moins !"
Au delà du caractère "vigilante movie" apparent, Harry Brown s'avère être un portrait accablant de la montée de la violence dans les cités londoniennes. Le manque d'approfondissement des jeunes cailleras parait presque cliché, le but ici n'est pas de chercher les sources de leurs problèmes mais plutôt de parler de ceux que ça emmerde. Donc Harry Brown est un retraité de l'armée qui n'ose plus prendre le petit tunnel qui raccourcit son chemin pour aller voir sa femme mourante à l'hôpital. Un jour il apprend que son ami, joueur d'échecs, Leo a été battu à mort par les petits zulus du coin. C'est décidé, Harry (clin d'oeil à l'inspecteur Calahan donc) va s'organiser et botter le fion à ces petits morveux.
L'un des points positifs de ce film, c'est qu'il apporte une bouffée d'air frais face aux grosses machines hollywoodiennes, dans le sens où un mec qui s'enfuit n'ouvre pas une scène de poursuite de 20 minutes et une seule balle tirée suffit pour faire tomber un homme. Pas besoin d'en faire des caisses, quoi. Ça sent davantage la réalité, trait qui convient si bien au cinéma britannique dans son ensemble et que l'on finira peut-être par reprocher à l'industrie cinématographique d'Outre-Manche (qui as plus de sous et donc propose des productions plus variées avec là aussi des films qui sentent bon le vrai).
Malgré, un démarrage un peu mou, à l'image du héros septuagénaire, le film prend son envol après une scène d'ivresse où Harry retrouve ses réflexes de soldat en croisant un junkie. Comme on vous l'a dit, il était peut-être soldat mais Harry Brown n'a pas la forme d'Usain Bolt mais peut être la détermination de Porter (héros de Payback) et la statégie d'un Batman. Le film nous aspire donc dans une plongée en pleine crasse des "hood" cockneys, dont certaines séquences nous rappellent Se7en. La mise en scène de l'action se répète et l'épilogue sent bon la facilité, mais à part cela Harry Brown parvient à vous emmener à destination et devient un portrait à charge contre le carriérisme des politiciens anglais. Pour nous petits spectateurs français, le parallèle avec les émeutes de 2005 est immédiat et au delà du film politique, il reste un objet intéressant à découvrir.
L'un des points positifs de ce film, c'est qu'il apporte une bouffée d'air frais face aux grosses machines hollywoodiennes, dans le sens où un mec qui s'enfuit n'ouvre pas une scène de poursuite de 20 minutes et une seule balle tirée suffit pour faire tomber un homme. Pas besoin d'en faire des caisses, quoi. Ça sent davantage la réalité, trait qui convient si bien au cinéma britannique dans son ensemble et que l'on finira peut-être par reprocher à l'industrie cinématographique d'Outre-Manche (qui as plus de sous et donc propose des productions plus variées avec là aussi des films qui sentent bon le vrai).
Malgré, un démarrage un peu mou, à l'image du héros septuagénaire, le film prend son envol après une scène d'ivresse où Harry retrouve ses réflexes de soldat en croisant un junkie. Comme on vous l'a dit, il était peut-être soldat mais Harry Brown n'a pas la forme d'Usain Bolt mais peut être la détermination de Porter (héros de Payback) et la statégie d'un Batman. Le film nous aspire donc dans une plongée en pleine crasse des "hood" cockneys, dont certaines séquences nous rappellent Se7en. La mise en scène de l'action se répète et l'épilogue sent bon la facilité, mais à part cela Harry Brown parvient à vous emmener à destination et devient un portrait à charge contre le carriérisme des politiciens anglais. Pour nous petits spectateurs français, le parallèle avec les émeutes de 2005 est immédiat et au delà du film politique, il reste un objet intéressant à découvrir.
28 décembre 2010
A Bout Portant - Fred Cavayé - 2010
Jadis, en France, (snif, snif, ça sent Amélie Poulain) nous étions fiers des polars, un genre bien de chez nous, (comme la saucisse) à ne pas confondre avec le film (ou le boudin) noir. Où à l'appel de noms comme Melville, Clouzot, Sautet ou encore feu monseigneur Corneau, nos pères trépignaient devant la porte (ou leur canapé), enfilaient leur gabardine, leur Borsalino et fumaient une clope le temps du trajet pour le cinéma au volant de leur Peugeot 309 (oouuhh, je sens qu'il y avait du mafieux dans la famille...). Puis 20 ans de silence (shuuut). Aujourd'hui des canards boiteux comme Olivier Marchal (et ses scénarii bons pour les Feux de l'amour) ou autres Lucas Belvaux et ses intentions auteurisantes ronflantes à souhait tentent de raviver le genre. Mais voilà qu'après la leçon d'Un Prophète, un autre talent revient à la charge pour enfoncer (boum) au bélier (bêêê) la cellule (klang) du polar français (babebibobu).Fred Cavayé (parent de Roger Cavaillès ?) prolonge l'aventure Pour Elle, avec cette fois-ci le marathon A bout portant. Samuel (Gilles Lellouche), futur papa et jeune infirmier, voit sa femme se faire enlever sous son regard impuissant (oui, dans les vaps après un coup sur la cafetière, on est effectivement impuissant). Il doit faire sortir de son lit de convalescence, Hugo (Roschdy Zem), un bandit de grand chemin (de grand chemin ? Ah ouais ? avec un balluchon et des godillots troués ?), s'il veut revoir sa femme. La problématique est très simple, très forte, comme dans Pour Elle (dont Paul Haggis, Collision et Casino Royale, sort le remake, Les 3 prochains jours, au même moment) et Cavayé nous tient en haleine pendant 1h30. Pourquoi il réussit là où d'autres pataugent ? Parce qu'il digère très bien ses références françaises et américaines (Die Hard, Ennemi d'État...). Il parvient à faire ce lien entre le polar franchouillard avec ses tronches (Lanvin est nickel) et l'action "hard boiled" (je préfère l'action à la coque, s'il-vous plaît) des films US et Hong-Kongais des années 80-90. Fred Cavayé fait donc preuve d'ouverture et d'amour du travail bien fait (à commencer par le scénario), dans un cinéma d'action français ou règnent les bessonades (alors c'est l'histoire d'un chinois, qui protège une pute et qui roule en Audi) et les polars nombrilistes (Un nombril a 24 heures pour retrouver le cordon qu'il a perdu à sa naissance). Cet Apocalypto urbain (ha, carrément ?) évite tous les clichés et autres passages obligés des films de cavale et se conclut dans un final tendu (doing) mais étonnant par sa sobriété.
A bout portant étonne par son efficacité, son rythme et la qualité de sa réalisation. Ce qui pouvait sembler irréel pour une production hexagonale, est démontré avec brio par Fred Cavayé, comme le fit jadis Florent Siri avec son Nid de guêpes. Espérons que les producteurs auront retenu la leçon et cesseront d'accorder du crédit à des cloches qui ne jurent que par le "refus du spectaculaire" (Truands) dans des genres populaires, avec des histoires inspirées de faits d'autant plus spectaculaires.
Pour clore ce billet, j'aimerais remercier Tati Bamboo d'avoir effacé mon billet initial lors d'une manipulation quelconque.
Pour clore ce billet, j'aimerais remercier Tati Bamboo d'avoir effacé mon billet initial lors d'une manipulation quelconque.
27 décembre 2010
Scott Pilgrim - Edgar Wright - 2010
S'il y a bien un scandale à retenir cette année, ce n'est ni la marrée noire BP ou l'affaire Bettencourt (ou encore l'interview présidentielle de décembre) mais bel et bien la distribution de la comédie de l'année (heu, j'ai l'impression que vous oubliez de nommer les Petits mouchoirs, ça c'était une bonne comédie) Scott Pilgrim. Adaptation de la dernière BD dans le vent, chez les geeks, Scott Pilgrim est la dernière pépite de l'Anglais Edgar Wright (il n'a jamais tort dans les pays anglophones), responsable des barres abdominales que sont Shaun of the Dead et Hot Fuzz. Wright abandonne ici son duo fétiche, Simon Pegg (un cochon) et Nick Frost (un bonhomme de neige), pour nous narrer les péripéties amoureusement pixelisées de Scott Pilgrim. Bassiste d'un groupe de jeunes clampins (les Sex bo-bombs), geeks jusqu'aux ongles, la vingtaine, Scott est un bourreau des cœurs (à le voir on a du mal à le croire mais comme les geeks sont très à la mode de nos jours...), sans travail, ni appart, squattant le lit d'un gay loufoque (juste en face de sa maison natale). Alors qu'il commence à se lasser de sa dernière conquête, une lycéenne asiate groupie number ONE du groupe, Scott a le coup de foudre pour Ramona et sa teinture mauve (Y a du Gondry dans l'air). Il va tenter de jouer au polygame (avant de passer aux polygones (ou au popolypopouette)) jusqu'à ce qu'il découvre la malédiction portée sur Ramona. Scott doit se débarrasser des 7 ex-boyfriends maléfiques de sa girlfriend, qui sont de surcroit une troupe de gros nazes aussi prétentieux qu'égocentriques, interprétés à juste titre par des cabotins (cabotins ? ah oui ?) d'Hollywood (Lucas Lee (encore un Chinois, sans doute), vu en Johnny la torche (il prend feu quand il s'énerve ?) dans les 4 fantastisques et prochainement en Captain América ; Brandon Routh (rousse ?), vu dans THE MAN EN SLIP, Superman returns) castés pour s'autoparodier. Entre les 7 salopards de Ramona et ses propres ex-girlfriends Scott doit donc péter le score et éviter le GAME OVER.Au delà d'une simple adaptation de Comics, Scott Pilgrim fait partie des rares films ayant su adapter au cinéma l'univers et l'esprit des jeux vidéo, contrairement à toutes les adaptations sorties par le derrière que l'on nous propose depuis presque 20 ans. A l'instar des frères Wachowski (la saga Matrix et notament Speed Racer), Edgar Wright réussit son pari en offrant un film assumant franchement son caractère geek, usant de tous les codes visuels propres aux comics et aux jeux vidéos old school (Mario Bros., Street Fighter II...) ce qui permet d'ouvrir le film à un plus large public, sans jamais mépriser son spectateur ni son récit. On assiste donc à un spectacle très frais, drôle et jusqu'au boutiste ce qui est encore plus rare dans une comédie. Wright multiplie des références bien digérées et transcende les codes narratifs du jeu vidéo sur sa pellicule. Scott récupère ici des atouts après chaque victoire (1 Up), lui permettant d'avoir plus de facilités face au boss de fin (Bowser qui lance des marteaux) (le climax du film donc). En attendant le DVD (le film n'est plus en salles, merci Universal pour votre dist(r)ib'), Tiborama vous offre un petit échantillon du travail d'Edgar Wright sur Spaced, sa série d'antan, où il laissait préfigurer ses ambitions ciné-vidéoludiques en cliquant ici. (clicolic)
5 novembre 2010
Mad Max 2 - George Miller - 1981
Bon, si j'ai bien compris, Mad Max 2, c'est l'histoire d'une guerre entre les Sado-masos et les Bobos.
Non ? Bon d'accord, alors grosso modo c'est l'histoire d'un monde désertique où règne la violence, à cause d'une pénurie de carburant. Un monde post-apocalypse plutôt proche de nos préoccupations actuelles, choisissez vite votre camp et préparez vos pantalons en cuir troués aux fesses ! On a d'un côté les méchants vilains vêtus de cuir, de clous, de masques, de chaines pompant ouvertement dans l'imagerie sado-masochiste (pour symboliser la déviance des personnages, m'a-t-on dit dans l'oreillette) (Ah bon qui ça ?) et de l'autre les amis de la terre (...de la terre, t'as vu ça toi ?...), vêtus de blanc et de tentures aux couleurs naturelles, qui défendent l'une des dernières raffineries du coin. Autant dire que les vilains les persécutent et essaient tous les jours d'entrer dans la forteresse en dépit de l'énorme lance-flamme qui leur rôtit la tib à chaque approche. Par-dessus le marché arrive Max, le très frais Mel Gibson dans sa prime jeunesse (quel régal, chères amies, rien que pour ça, le film vaut le coup...), futé, rusé, malin, ce vieux briscard de la chasse au gasoil a plus d'un tour dans son sac. Il se fait en route un ami volant (genre de Looping à la sauce Charle Ingalls, pour le pyjama jaune) qui lui donne le tuyau de la raffinerie du coin. Max finit par s'accoquiner avec les gentils et à défendre leur étendard, au départ, par pur égoïsme et pis quand sa Maxmobile rencontre un ravin et explose, il se retrouve bien obligé de retourner se planquer dans la forteresse. Les gentils parviendront-ils à quitter la forteresse pour regagner leur liberté ? Les méchants sodomites finiront-ils par retrouver le saint chemin de l'église ? Vous ne le saurez qu'en regardant Mad Max 2.
Pourquoi regarder Mad Max 2 ?... Pour vous familiariser à vos nouveaux voisins d'en face, dont le vis à vis sur leurs soirées échangistes SM aux costumes d'Halloween ou Vendredi 13 ne cessent de vous surprendre. Pour vous donner un aperçu de la vie d'après la guerre nucléaire de Ronald Reagan ou la vie que nous promettent Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand d'ici 25 ans. Une vie de western, quoi : chacun pour soi et Dieu pour tous... Ah pardon, ici Dieu est mort apparemment. Comparé à son prédécesseur, le deuxième volet de la trilogie culte de George Miller (qui vient d'annoncer que le tournage de Fury Road, le 4ème Mad Max vient d'être repoussé d'un an car la végétation pullule sur le lieu de tournage) perd sur le plan de la critique sociétale. Mais avec un budget 10 fois supérieur au précédant film, Miller nous offre un joyaux de cinéma, transcendant le genre qu'il a inventé (et influencé d'autres sagas : Matrix, Terminator, Hokuto no Ken, New York 1997, Le Livre d'Eli, K2000 si si remember) tout en rendant hommage au cinéma de John Ford (Le massacre de Fort Appache, une thématique proche de Dieu est mort ) et plus généralement des westerns. Mel Gibson en est un nouveau Clint Eastwood (un héros solitaire droit et honnête qui ne veut rien devoir à quiconque, ça ne vous dit rien ?...).
Maintenant vous êtes avertis de ce qu'il vous arrivera si vous faites les cons quand les pompes sont bloquées (hhhoooo le fute en cuir troué aux fesses vous guette !!!!).
Pourquoi regarder Mad Max 2 ?... Pour vous familiariser à vos nouveaux voisins d'en face, dont le vis à vis sur leurs soirées échangistes SM aux costumes d'Halloween ou Vendredi 13 ne cessent de vous surprendre. Pour vous donner un aperçu de la vie d'après la guerre nucléaire de Ronald Reagan ou la vie que nous promettent Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand d'ici 25 ans. Une vie de western, quoi : chacun pour soi et Dieu pour tous... Ah pardon, ici Dieu est mort apparemment. Comparé à son prédécesseur, le deuxième volet de la trilogie culte de George Miller (qui vient d'annoncer que le tournage de Fury Road, le 4ème Mad Max vient d'être repoussé d'un an car la végétation pullule sur le lieu de tournage) perd sur le plan de la critique sociétale. Mais avec un budget 10 fois supérieur au précédant film, Miller nous offre un joyaux de cinéma, transcendant le genre qu'il a inventé (et influencé d'autres sagas : Matrix, Terminator, Hokuto no Ken, New York 1997, Le Livre d'Eli, K2000 si si remember) tout en rendant hommage au cinéma de John Ford (Le massacre de Fort Appache, une thématique proche de Dieu est mort ) et plus généralement des westerns. Mel Gibson en est un nouveau Clint Eastwood (un héros solitaire droit et honnête qui ne veut rien devoir à quiconque, ça ne vous dit rien ?...).
Maintenant vous êtes avertis de ce qu'il vous arrivera si vous faites les cons quand les pompes sont bloquées (hhhoooo le fute en cuir troué aux fesses vous guette !!!!).
4 novembre 2010
Bad Guy - Kim Ki-Duk - 2002
Alors Bad Guy, c'est l'histoire d'un Chinois qui a pas trop la cotte avec les meufs alors il leur vole des bisous dans la rue.
Accessoirement, il est aussi maquereau à ses heures perdues (non, il ne fait pas le poisson volant dans la parade du nouvel an, c'est bien le mac, le pimp, le P.I.M.P) et Coréen (mais dire chinois c'était quand même plus drôle) (espèce de Michel Leeb ! Je vais manifester avec tous les Chinois devant chez toi, comme pour Guerlain). Alors qu'une jeune fille l'humilie en public parce qu'il l'a contrainte à une pelle forcée (devant son boyfriend à lunettes plutôt tibenberne), monsieur, proxénète aguerri, veut la revoir et ne sais pas faire autrement que de lui tendre un piège (un peu grossier et facile, peut-être, mais en tout cas utile au bon déroulement du scénario). En tombant dans ce piège, la jeune fille se voit contrainte à la prostiputition.
De fil en aiguille, on se sait pas réellement par quelle magie (celle du cinéma ?) ou par quel ressort psychologique (le syndrome de Stockholm ?) se tisse un lien fort entre Sun-Hwa (elle) et Han-Gi (lui). Lui tombe éperdument amoureux (sans doute depuis le premier jour), l'épie derrière un miroir sans teint protecteur (et déculpabilisant ?) installé dans sa chambre, elle refuse d'abord sa condition puis se résigne, s'adoucit. Même s'ils n'ont que très peu de contacts et qu'elle n'a aucune raison de lui renvoyer cet amour, le silence très significatif de cet homme quasi muet, la mise en scène léchée et les ressorts romantiques du miroir sans teint réussissent à emporter le spectateur dans un doux voyage, en suspension au-dessus d'un milieu peu ragoûtant.
Le film démarre sur un gros plan de la bouche d'Han-Gi mangeant, fumant. Voilà à quoi va servir sa bouche durant les 2 prochaines heures de film. C'est lui qui donne toute sa force au film. Les dialogues n'existent plus là où les autres parlent, inventent des excuses, Han-Gi observe et agit. Kim Ki-Duk parvient parfaitement à extraire toute la puissance poétique de son Mac Muet (le nouveau Burger des McDo' de Séoul... Elle est bonne hein?!). Han-Gi est donc condamné à agir pour se faire comprendre, pour s'exprimer et en bon Bad guy, il n'agit pas comme il faut. Toujours à cran comme l'exige la loi du trottoir. Han-Gi ne connait que celle-ci et c'est elle qui l'a fait. De ce parfait sociopathe, Ki-Duk nous plonge dans ce monde glauque et âpre avec une grande maitrise et toute la justesse que cela demande, la poésie en plus (ne cherchez pas les nains de jardins qui parlent, ce n'est pas du Jeunet ni du Disney). Seule ombre au tableau, les raisons psychologiques de Sun-Hwa sont un peu plus elliptiques et filent une écharde dans le pied du récit de cette improbable idylle.
En conclusion, 15 minutes de plus pour prendre le temps de comprendre Sun-Hwa et une photo un peu plus poussée auraient fait de Bad Guy un parfait Tibolux. En tout cas on reconnaitra l'originalité et l'audace du réalisateur de traiter à fond ce sujet qui aurait fini en Pretty Woman si nous avions été à Hollywood, que dire si c'était dans l'hexagone (Marina Foïs en pute sexy et Guillaume Cagette en macro ?... Cagette à maquereaux HAHAHAHAAHAHA... encore un moment de solitude, hein? ). En tout cas sur ce blog on affirme une vérité (évidente... oui on ne prend pas de risques de peur de se faire cambrioler nos disques durs), la Corée du Sud sait faire de vrais films, avec la force et le traitement qu'il faut ( Old Boy, Friend, The chaser, Président last bang...), là où le Saint-Bois de L.A se pose la question existentielle du "est-ce que ça va être un film tout public ?". Bad Guy pour les 7 à 77 ans... cherchez l'erreur.
Le film démarre sur un gros plan de la bouche d'Han-Gi mangeant, fumant. Voilà à quoi va servir sa bouche durant les 2 prochaines heures de film. C'est lui qui donne toute sa force au film. Les dialogues n'existent plus là où les autres parlent, inventent des excuses, Han-Gi observe et agit. Kim Ki-Duk parvient parfaitement à extraire toute la puissance poétique de son Mac Muet (le nouveau Burger des McDo' de Séoul... Elle est bonne hein?!). Han-Gi est donc condamné à agir pour se faire comprendre, pour s'exprimer et en bon Bad guy, il n'agit pas comme il faut. Toujours à cran comme l'exige la loi du trottoir. Han-Gi ne connait que celle-ci et c'est elle qui l'a fait. De ce parfait sociopathe, Ki-Duk nous plonge dans ce monde glauque et âpre avec une grande maitrise et toute la justesse que cela demande, la poésie en plus (ne cherchez pas les nains de jardins qui parlent, ce n'est pas du Jeunet ni du Disney). Seule ombre au tableau, les raisons psychologiques de Sun-Hwa sont un peu plus elliptiques et filent une écharde dans le pied du récit de cette improbable idylle.
En conclusion, 15 minutes de plus pour prendre le temps de comprendre Sun-Hwa et une photo un peu plus poussée auraient fait de Bad Guy un parfait Tibolux. En tout cas on reconnaitra l'originalité et l'audace du réalisateur de traiter à fond ce sujet qui aurait fini en Pretty Woman si nous avions été à Hollywood, que dire si c'était dans l'hexagone (Marina Foïs en pute sexy et Guillaume Cagette en macro ?... Cagette à maquereaux HAHAHAHAAHAHA... encore un moment de solitude, hein? ). En tout cas sur ce blog on affirme une vérité (évidente... oui on ne prend pas de risques de peur de se faire cambrioler nos disques durs), la Corée du Sud sait faire de vrais films, avec la force et le traitement qu'il faut ( Old Boy, Friend, The chaser, Président last bang...), là où le Saint-Bois de L.A se pose la question existentielle du "est-ce que ça va être un film tout public ?". Bad Guy pour les 7 à 77 ans... cherchez l'erreur.
17 octobre 2010
The Host - Bong Joon-Ho - 2006
Oui, d'accord, c'est un film de monstres. Mais pour votre gouverne, c'est aussi un film coréen (souvent gage de qualité, voir The Chaser, ou le défilé de présentation du fils de Kim Jong Il), ainsi qu'un très beau portrait de famille et de société. En effet, il n'y a pas de mauvais concept, il y a de mauvais traitements (on l'a déjà dit au sujet du cancéreux de la Remington pour Le bruit des glaçons). On est très loin du Godzilla de Roland Emmerich et la Corée du Sud nous rappelle que l'on peut faire de très bons kaijū eiga (film de monstres en japonais) comme les King Kong (1933 et 2005).The Host c'est avant tout l'histoire d'une famille désunie, les Park. Le patriarche et son fils aîné, Gang-Du, tiennent un petit snack au bord de la rivière Han. Gang-Du a une petite fille, Hyun-Seo, qui ne prend pas son père très au sérieux et elle a bien raison. Gang-Du s'avère être une sacrée tib : il mange les pattes des poulpes de ses clients, dort sur son pour-boire et incite sa fille d'environ 11 ans à boire de la bière. Mais chez les Park, il y en a qui gagnent, ou presque. L'archer Nam-Joo, la benjamine, représente la Corée aux J.O alors que le cadet, Nam-il, est un jeune diplômé au chômage qui a passé plus de temps chez les activistes (militant contre le président Kim Young-Sam) qu'aux cours magistraux. Un jour, grâce au génie des militaires américains (toujours actifs en Corée) des tas de produits zarbis sont déversés dans la Han. Quelques temps après, un monstre fait son apparition et attaque les promeneurs des rives du fleuve. Il attaque les gens et en mange quelques uns puis décide de prendre son dessert à emporter, la petite Hyun-Seo, sous les yeux hébétés de son père qui pensait la tenir par la main dans sa fuite mais qui a sauvé une autre jeune fille en uniforme. Damn Tib ! Une fois la situation exposée, il ne reste plus qu'à la famille à faire le deuil de la petite : sauf que celle-ci arrive à passer un coup de fil depuis les égouts où la bête l'a déposée pour la roucher plus tard. Commence une lutte contre le temps et contre les autorités sanitaires ; la famille, maintenant plus qu'unie, se heurte à l'hystérie collective d'un probable virus diffusé par la bête et à l'armée qui entend gérer le problème à grands renforts d'agents bactériologiques.
Vous l'avez remarqué plus haut, Bong Joon-ho façonne le portrait d'une Corée complètement dépendante et sous le joug de l'armée américaine. Celle-ci se comporte avec les autochtones comme elle le fait en Irak (par exemple) et se croit souveraine. Les Park illustrent les paradoxes de la société Coréenne, les difficultés d'insertion des jeunes diplômés, une puissance mondiale qui peine à se faire remarquer sur la scène internationale. Mais surtout là où le film surprend c'est qu'il a même un fond écolo! Oui Oui ! Là ou les premiers Godzilla dénonçaient les effets secondaires des bombardements de l'été 1945 ; là où le Godzilla made in U.S dénonçait la reprise des essais nucléaires par Jacques Chirac ; The Host rappelle au maire de Seoul ses promesses de campagne : "qu'à la fin de son mandat, il sera le premier à se baigner dans la Han". A première vue, les auteurs de kaijū eiga ont une dent contre Chirac. Les cinéastes Français devrait se réveiller un peu.
22 septembre 2010
La Légende de Beowulf (Director's Cut) - Robert Zemeckis - 2007
Aaattention, aaaattention ! Voici le jongleur en sclip de cuir, l'écorcheur aux abdos de fer, le séducteur en cheveux blonds, le bien nommé Beowulf !*A l'orée de l'ère chrétienne, pour débarrasser un village danois d'un vilain monstre humanoïde à peau purulente (du nom de Grendel), Beowulf s'engage à l'affronter à mains nues. Mais comme il supporte mal les vêtements parce que ça lui fout de l'eczéma, il se bat carrément à poil (pour être à jeu égal, quel Fair Tib), à grands renforts de chandelles, de bras et d'éléments du décor, pour cacher ce sexe que l'on ne saurait voir. Une fois le monstre occis, il s'en va dans la caverne bricoler Angelina Jolie, la môman du monstre (Athrilblurorhlur ou un truc du genre), tellement belle qu'elle a les seins en or. Seulement, sa mission était de la tuer et non de la culbuter. Grossière erreur Beowulf ! Tu vas t'en mordre la tib !
Le temps passe, les cheveux blanchissent et Beowulf doit gérer deux meufs au château (la reine qu'il avait récupéré du roi précédent, et sa co-épouse un peu plus fraiche, qui ne sont pas au courant que, depuis sa caverne, Athrilblurorhlur ronge aussi son frein).
Beowulf est rongé par le remord, par la violence qu'engendre une renommée gagnée sur un mensonge, et par un fils dragon qu'il faudra bien occire à son tour (en se coupant un bras sous la cotte de maille, d'ailleurs...).
Enfin, le héros n'est plus et passe le relais à son fidèle Barberousse/Gimli : succombera-t-il à son tour à Athrilblurorhlur ? La toupie d'Inception tourne encore...
Bob Zem (pour les intimes, à ne pas confondre avec Bob Zob) et Roger Avary (ex-petite amie de Q.T... Tarrantino pour les nonos) signent ici une relecture contemporaine de la célèbre chanson danoise (oui ! c'était un tib de l'été au 8ème siècle). Ce récit très shakespearien se voit agrémenté de sexe, de bière et de chansons folles (logique, le rock et la drogue n'existaient pas avant à Heorot... HEIN !) ; à tel point que même durant les scènes de bagarre il y en a toujours un qui se balade à poil. Eros et Thanathos dans le même lit en somme. Le director's cut accentue tous ces caractères du film et propose un métrage bien plus débridé. Il ne vous reste plus qu'à vous munir d'une chope, d'un casque en alu et d'un slip en cuir et à scander "Be A Wolf" devant votre écran.
* A ne pas confondre avec son frère jumeau Christophe Lambert qui tourna une sombre réinterprétation du mythe nordique à la sauce Highlander, le Beowulf ici présent est d'animation vêtu.
21 septembre 2010
Intacto - Juan Carlos Fresnadillo - 2001
-"Bonjour, je suis...- Ah non, désolé monsieur, je ne vous serre pas la main, je risquerais de vous porter la poisse.
- Ah oui ? Nous sommes dans Intacto, alors ?
- Voilà, vous avez compris. C'est vous qui allez courir dans une forêt verdoyante les yeux bandés pour savoir qui est le plus chanceux. C'est aussi vous qui avez dû survivre à un crash d'avion ou à un accident de voiture, sinon, vous ne seriez pas ici...
- Ah oui, effectivement, un jour j'étais dans un parc d'attraction et je suis tombé du haut de la Tib'Extrême. Même pas une croûte. Je comprends mieux c'que je fous ici alors. Et donc, votre film ?
- Bah rien, vous allez rencontrer des gens qui ont de la chance à des degrés divers, serrez-leur la pince et vous pomperez leur chance, pour atteindre un degré croissant de baraka et rejoindre Le jouif, le top du top de la crème des tibs chanceuses (parce qu'il a survécu aux camps de concentration, moué, drôle de hiérarchie).
- Quelle chance de vous avoir rencontré monsieur Tib ! Je commence mon ascension vers la gloire !
Polar fantastib, enigmatib et poétib, Intacto narre la vengeance de Frederico qui après s'être fait porter la poisse par Samuel (le jouif) rencontre Thomas un jeune voleur, seul rescapé d'un crash aérien. Frederico fait sortir Thomas de l'hôpital et l'inscrit au défi des chanceux. Sorte de roue de la fortune se jouant en deuxième partie de soirée. Roulette russe inversée (5 balles dans le magasin, un seul barillet de vide), rester dans une chambre noire, les yeux bandés, en compagnie d'une luciole géante (mon pire cauchemar)... tels sont les nouveaux défis de Thomas.
Max Von Sydow (Samuel, impeccable, car son costume blanc est très bien repassé) est le maître du jeu : il a appris à maitriser sa chance et l'a enseigné à Frederico, qui l'enseigne à son tour à Thomas. Seulement l'amour de Thomas entrant en jeu, les règles changent. Ces règles sont très claires pour le spectateur, comme dans Inception, expliquées sans tutorial lourdingue, la mise en image est le maitre mot de ce film (ça devrait être tout le temps mais bon...). Film certes modeste mais fort d'un scénario très bien construit (les Français doivent en prendre de la graine) et d'une esthétib à en lécher l'écran (les Français ont encore des leçons à en tirer), Intacto nous plonge lentement dans un abime froid où les tibs chanceuses se réunissent (sans contact) pour trouver leur salut... comme le dit un certain fin critique d'Allociné, la chance d'une tib s'arrête à la tib de l'autre.
27 juillet 2010
Dog Pound - Kim Chapiron - 2010
Même si Dog Pound est l'œuvre d'un petit chinois (sur un refuge de la S.P.A), il n'y a pas de karaté dedans, au grand dan des spectateurs en kimono. Brigitte Bardot y fait une apparition sous les traits d'un sergent instructeur à chapeau, à la fois ami, père fouettard et oreille compréhensive. On y retrouve une bande de joyeux drilles qui s'amusent à se brûler les doigts à la cantoche avec du chili con carne, à s'échanger leurs pompes malgré une pesante menace de mycoses en milieu carcéral et à baver sur la seule prof bof qui a accepté le poste (en échange d'une sombre promesse d'être adulée par des ados en manque de sexe et de repères féminins).Emprisonnés parce qu'après tout sinon y aurait pas de film, les petits minets vivent leur vie, se font des amis, des bleus, des cocards, jouent à la balle au prisonnier parce que l'esprit d'équipe ça vous soude une communauté, bref, ils passent le temps.
Ah oui et à un moment, y a un obèse qui fait caca.
Dog pound c’est aussi le rêve de tous les p’tits mecs qui rêvent de faire de la prison pour devenir des hommes (et oui mes frères! Aujourd'hui l'armée c'est pour les trompettes) et s’en vanter comme nos pères et nos grands-pères nous parlaient des guerres d'Indochine, d'Algérie... Tout y est, les branlettes collectives, le bizutage, le racket, la sodomie et même la mort d’un camarade de chambrée (désolé pour le spoil). Après ça nos jeunes hommes peuvent s’en aller à la rap academy mais pour cela il va leur falloir quitter la prison sans se faire casser un pied.
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